La posturologie

Pour se tenir debout, l’homme doit lutter contre la gravité et continuellement rechercher l’équilibre. Pour conserver sa verticalité, il doit sans cesse adapter son corps à son environnement en fonction des signaux extérieurs reçus par ses capteurs sensoriels périphériques.

On entend par capteurs périphériques :

  • Les capteurs céphaliques :
    • Capteurs oculaires (les muscles oculomoteurs)
    • Capteurs mandibulaires font partie intégrante d’un système complexe (stomatognatique) comprenant la sensibilité proprioceptive de la bouche, la ventilation ; la déglutition et la langue.
    • Capteurs vestibulaires (oreille interne)
  • Les capteurs de support :
    • Capteurs podaux (plateforme neurosensorielle plantaire et cheville)
    • Capteurs articulaires : proprioception (conscience du corps)
    • Capteurs cutanés

L’ensemble de ces capteurs sensoriels périphériques informent le système nerveux central en donnant le sens de la verticalité : le référentiel gravitaire.

Ces signaux sont transmis au cerveau qui, à son tour, envoie des messages aux diverses parties du corps afin que celui-ci « s’adapte » au fur et à mesure aux nouvelles situations.

Si l’information reçue par les capteurs n’est pas traitée correctement, la posture s’avèrera inadéquate (déséquilibre postural), ce qui pourra entraîner, des douleurs chroniques, des pathologies de contraintes (arthrose), des troubles de l’équilibre, des pertes de performance et des blessures répétées ou encore des troubles de la concentration, et de l’apprentissage (dyslexie, dyspraxie…).

Le corps qui « lit mal » son environnement enverra des signaux trompeurs au cerveau. Par exemple, un problème d’asynchronisme des yeux, de la mandibule ou des pieds (appui asymétrique) entrainera une perturbation du référentiel gravitaire.
L’individu contrôle dans ce cas sa posture à partir d’un référentiel faussé, ce qui s’exprime par un déséquilibre généralisé du système postural.